28/07/2011

Bonne vacances et bonne bourre

Allée, je n'allais pas partir sans laisser un petit post (dessin rapide sans trop de rendu, mais bon, voilà c'est les vacances, pas que ça à foutre) à mes chers collègues coincés au travail entre un chef poilu et une secrétaire un peu blonde marquée à vif par son eye liner vert turquoise. Sans vous oublier vous, oui toi plutôt, le pauvre lecteur qui n'a rien de mieux à faire que de venir voir les news chez Georges! Non, je ne peux pas dire ça...Sans toi, nous ne sommes rien! Alors sûr ce.....Bonne bourrée de cochon

25/07/2011

LE CORRECTEUR

Début d'une longue série (on l'espère) entre différents personnages ordinaires dans une vie plus qu'ordinaire mais qui nous parle certainement à tous...

19/07/2011

Georges met le paquet!

Eh oui! La réunion générale sur le yacht du fanzine s'est finie sur la question du rythme de production du blog... enfin plus particulièrement le rythme de production de ses glandeurs de membres qui passent plus de temps à bronzer en buvant des mojitos qu'à bosser... Du coup, retour au boulot (de toute façon les caraïbes c'est dépassé) avec des posts plus régulier! Georges promet de mériter chaque centime de son immense fortune et d'être à la hauteur des attentes de nos investisseurs étranger! Faut mériter son entrée en bourse :-)

10/07/2011

Dégâts d'eau

S’il est des personnes dont j’aime parfois me gausser lorsqu’elles ont le dos tourné, c’est bien celles qui optent pour l’achat d’eau en bouteille plutôt que de s’en tenir à la flotte du robinet. Déjà parce que les pointer du doigt en libérant un petit rire sec présente la double gratification d’être facile et gratuit, et aussi parce que faire le choix de dépenser de l’argent pour trimballer un truc lourd qui vient de toutes façons tout seul jusqu’à chez soi est assez difficile à défendre. Mais bon, au-delà du « chacun fait ce qu’il veut alors poupougne », on écoutera sans trop la ramener les arguments habituels des aquaphiles, à savoir qu’elle est plus saine (de l’eau, donc), plus riche (de l’eau, excusez-moi d’insister) et qu’elle a meilleur goût (si si, toujours de l’eau) (et puis ils le diraient pas dans les pubs si c’était pas vrai). Et surtout, c’est quand même de la flotte destinée à être bue, alors si certains souhaitent casquer pour en avoir une sans calcaire, pourquoi pas.
Car pendant longtemps, j’ai voulu croire que malgré notre habilité à nous laisser refiler tout et n’importe-quoi, on n’en arriverait jamais à acheter de la flotte prévue à un autre usage que son ingestion.
J’avais tort.
Voyez plutôt :
Ceci, messieurs-dames, est un brumisateur.
Ou pas. Parce qu’un brumisateur, c’est un appareil qui diffuse de l’humidité pour rafraîchir la température d’un endroit. Tandis que le truc là-haut, c’est de la flotte en spray. Appelons un chat un chat ; parce que si on reste dans cet ordre d’idée, on peut pousser un bout plus loin :

Lance-flammes

Photoshop

Lave-vaisselle

Allez, on va appeler ça un « brumisateur portable ». Donc, on l’a dit, ça diffuse de l’eau, en faible quantité et en faisant « pschit », par exemple pour entretenir des plantes, pour entretenir des nonagénaires durant l’été, pour se rafraîchir ou encore punir chaton quand il fait une bêtise alors-qu’il-sait-qu’il-doit-pas. Et attention, on aurait tort de croire que ça disperse quelque fétide bouillasse cradingue, croupie et nauséabonde, aux vagues reflets verdâtres et relents d’algues comme on en boit tous les jours au robinet, non : il s’agit d’une eau fraîche et cristalline, pure et limpide, pratiquement bénite par Sa Sainteté : de l’eau d’Evian ! Comme d’habitude quand on vend de la glace à un pingouin, c’est vers le marketing qu’il faut se tourner pour expliquer (ou déplorer) le résultat de la démarche. Et là, force est d’admettre qu’on n’est pas déçu. Question préliminaire : lorsque vous songez à vous nourrir, ou à vous habiller en vous levant le matin, combien de bonnes raisons trouvez-vous à ces gestes ô combien primordiaux ? Arrivez-vous à en dénombrer vingt-six ? Moi pas. Parce que si on jette un œil à l’argumentaire ci-dessous, décrivant pourquoi le brumisateur Evian est absolument indispensable, on dénombre non pas une, ni deux, ni même trois, (… … …) mais vingt-six, 26, XXVI raisons, rien que ça, d’utiliser régulièrement l’objet suscité. Je suppose que, comme moi, vous êtes intrigués de savoir comment on peut trouver autant de bonnes raisons de s’asperger la figue avec de l’eau de luxe, alors on va s’y coller. En résumé, ça donne ça : - Aide à l’applique des crèmes hydratantes. - Fonctionne aussi le matin - La peau l’absorbe facilement - Aucun effet sur la couche d’ozone - Fonctionne plusieurs fois par jour sans ôter le maquillage - Retire les résidus de crèmes aussi bien que de la flotte normale - Convient à tout type de peau - Adoucit la peau quand elle est irritée par le soleil, le vent etc. - Remplace les lotions absorbées par le sport ou le soleil - Hydrate la peau sous le maquillage - Adoucit la peau quand elle est irritée par l’altitude ou les longs voyages - Ôte les impuretés de la peau après avoir nagé - Ôte les impuretés de la peau après le sport - Fixe le maquillage à toute heure - Allège la base du maquillage – mélangez avec un peu d’eau - Adoucit la peau dans vraiment plein de situations - Convient à la peau des bébés - Aide a rester alerte au volant (appliquez à l’arrêt) - Le spray est recyclable - Ne contient pas d’impuretés - Existe en trois tailles - Le gros flacon tient 90 jours, c’est super économique - Rafraîchit les pieds instantanément - Des experts de la peau recommandent le produit (alors merde, t'achète maintenant !) Bon. Alors comme ça, à froid, je dirais qu’après un examen minutieux, on doit pouvoir trouver une ou deux redites. En outre, et je vais me faire taxer de sexiste, quelques détails ça et là m’inclinent à penser que le produit a été avant tout pensé pour les demoiselles (lesquelles, si elles suivent assidument les conseils distillés ci-dessus et se mettent à s’arrêter à tout bout de champ en bagnole pour se faire un petit « pschit », n’arrangeront rien aux clichés sur les femmes au volant). Du coup, forcément, je ne suis peut-être pas très indiqué pour porter un avis objectif. Mais puisqu’on m’en demande un, je dirais juste, mes chéries, qu’on vous prend un peu pour des gourdes. Parce que 26 points pour expliquer que ce produit convient à toutes les peaux, celles des bébés y-compris, marche aussi sur les pieds, rafraîchit à toute heure et n’endommage pas la couche d’ozone, c’est quand même un peu tourner autour du pot pour vous dire que, ben, c’est de l’eau quoi, et qu’on voudrait bien vous en vendre… Vous allez voir, bientôt ils vont nous vendre des barils de flotte pour nettoyer la bagnole, des recharges d’eau pure pour lave-vaisselle, une eau spéciale pour éteindre les feux de camping, sans compter qu’on trouve déjà de l’eau pour animaux de compagnie, après tout où il y a de la gêne y a pas de plaisir.

28/06/2011

Toni, ferme ta gueule !

Fin novembre dernier, les Suisses s’étaient distingués aux yeux du monde en acceptant une initiative UDC visant à renvoyer automatiquement à la case aéroport tout criminel étranger. Que le bonhomme soit un ancien agent de Milosevic qui en est à son troisième meurtre gratuit depuis qu’il est en Suisse ou un jeune apprenti Kosovar attrapé en train de fumer un joint, c’est pareil : loin. Au bord de l’orgasme, Toni Brunner, le pantin de Blocher à la tête de l’UDC, avait alors vociféré qu’aucune exception ne saurait être tolérée, laissant entendre que son parti Péon-Bourgeois ne s’était pas fait chier à promouvoir à grands frais une initiative raciste si c’était pour faire dans la demi-mesure, et que toute excuse serait bonne pour renvoyer les Youssouf en Bougnoulie (« Désolé Monsieur, votre pneu arrière n’est pas assez gonflé pour répondre aux standards agréés par le service des automobiles, vous passerez le bonjour à Pristina »). Or, un groupe de travail, mené par un professeur en droit qui ne doit pas rigoler tous les jours, a reçu pour mission d’appliquer la fantaisie UDC au monde réel, ce qui ne se fait pas sans peine ; parce que faire voter des ploucs apeurés comme on l’entend à grand renforts de marketing, c’est possible, mais quand il s’agit d’adapter ces décisions à un pays vaguement lié aux droits de l’homme, c’est tout de suite plus compliqué. Ledit professeur en droit, que nous appellerons « Paul » parce que j’ai oublié son nom, a d’ailleurs fait savoir que l’application de l’initiative n’irait pas sans peine et que des « exceptions seront probablement inévitables ». Le malheureux. Colère, le vieux Tony a refait savoir que l’UDC ne tolérerait aucune exception, blabla habituel ; il faut se mettre à leur place : si on applique leur initiative, on débouchera sur environ seize mille renvois par année, chiffre qui baisse à quelques trois mille cinq cents si on respecte la loi internationale. Toni, au nom du sacro-putain-saint droit de la liberté d’expression, l’UDC a déjà bafoué d’innombrables fois les droits des humains, l’image de la Suisse et l’intelligence en général. Et maintenant que des instances judiciaires et juridiques mettent le doigt sur les nombreuses lacunes de votre initiative, tu t’en cognes complètement et continues à tempêter ta logorrhée habituelle : le peuple a voté, le peuple a tranché, le peuple est souverain. Et je crois que c’est ce qui me fait le plus mousser avec l’extrême droite actuelle : c’est cette hypocrisie facile, ces flatteries mielleuses lancées à tout bout de champ pour caresser dans le sens du poil l’imbécile que la peur a poussé à voter pour vous, pour vos idées rances et inapplicables ; vous n’en avez rien à foutre que vos merdes ne collent pas à la constitution, aux droits de l’homme ou au bon sens en général, le monde qui vous entoure n’est pas le vôtre, vos idées sont juste là pour faire votre petite cuisine interne, pour faire parler de vous et vous placer en martyr de la liberté d’expression aux yeux des connards qui boivent encore vos paroles. Mais putain, Toni, ce n’est pas un jeu ! Les lois sont faites pour être respectées, et pas seulement par les immigrants, mais aussi par les nations, et si une juridiction internationale existe, c’est justement pour prévenir les abus des politiques comme toi ! Mais à l’UDC, on ne fait pas de la politique ; on pratique une sorte de tambouille de chefs de clans, et rien à foutre qu’au-delà des frontières un monde existe et évolue. Et puisque les Suisses sont trop cons pour voter comme des grands, il ne reste plus qu’à espérer que la communauté internationale vienne épingler vos abus et vous ramener au pas, dénonçant ainsi l’abject usage que vous faites de la démocratie. Bien sûr, vous gémirez et pleurerez, menacerez, comme vous l’avez déjà fait, d’une seconde initiative (« Pour le droit des Suisses à voter comme ils veulent et merde aux lois internationales ») et, surtout, irez geindre devant vos électeurs que vous êtes des génies muselés par le politiquement correct. Mais après-tout, là est votre place : à contester, dénoncer les immigrants, vous apitoyer sur votre sort et tenir des théories de carnotzet. Car c’est là que vous représentez le plus dignement votre nuisible électorat.

24/05/2011

10/05/2011

Vous avez le droit de garder le silence

Si, d’une façon très générale, l’ensemble des gens tombe à peu près d’accord sur le fait que le monde c’est quand même assez le bordel, nous devons admettre que nous autres citoyens de pays démocratiques ne sommes pas les plus à plaindre. C’est vrai que sans vouloir tomber dans le cliché, faire partie d’une classe laborieuse de gagne-petit vivant courbés sous les impôts, le politiquement correct et l’hypocrisie est quand même moins glauque que vivre au fond d’un cachot Turkmène ou d’une masure Nord-Coréenne. Ah si, c’est cliché, mais tant pis. Le truc, c’est que je ne suis pas sûr d’avoir bien compris le système de démocratie : déjà, quand je vois les inégalités qui sévissent et se creusent jour après jour entre les riches et les miséreux dans nos contrées, je me dis que démo crate un peu n’importe comment. Ensuite, et pour en venir au sujet brûlant du moment, lorsqu’un pays qui se veut juste et démocratique attrape un vilain terroriste, est-ce qu’il n’est pas supposé lui donner droit à un procès équitable avant de lui faire la peau ? Parce que lui mettre une bastos dans le caillou et balancer le cadavre à la baille, ça me semble quand même un peu expéditif. Surtout quand on sait que le Ben Laden n’était pas armé. Or là, après des années et des années de traque, on trouve le croque-mitaine dans une cabane au milieu de la caillasse et on gère l’affaire façon « Call of Duty », le prix nobel de la paix au commandes, et on fait parler la poudre ; et surtout pas le barbu, qu’il aurait pourtant été intéressant d’entendre. Enfin bon, on va pas le pleurer non plus. Mais quand même, je reste convaincu qu’il était innocent du massacre des deux tours : le coupable, c’était Peter Jackson.